vendredi 16 janvier 2015

Current mood 02 : je suis Charlie.

/!\ Je voulais initialement publier cet article le soir du  jeudi 8 janvier, mais ayant eu de gros soucis - qui semblent perdurer - avec mon ordinateur, je ne le publie que maintenant. /!\

Je suis consciente que je n'ai pas autant d'influence ni de portée que certaines personnes qui s'expriment sur internet, ou ailleurs. Pourtant, le besoin d'écrire et de s'exprimer se fait nettement ressentir. La vérité est que je suis profondément choquée par ce qu'il s'est passé hier. Ma mère m'a appelée pour me l'annoncer, et il y a cette phrase qui tourne en boucle dans ma tête : "C'est notre 11 septembre français !" C'est là que j'ai compris que ce n'était pas qu'un acte isolé, que c'était grave. Ils n'ont pas fait que tuer des gens, ils ont attaqué des valeurs d'un pays auquel j'appartiens. Et ça, ça me fout dans un état dans lequel je ne pensais jamais me mettre pour la France. 
Jamais je ne me suis jamais autant sentie Française de ma vie, jamais je n'ai eu autant envie de me battre pour que ses valeurs perdurent. Je pensais ne pas être de ceux et celles qui pleurent pour de tels actes, pas pour un pays que pourtant j'admire et que j'ai en horreur en même temps. Et pourtant. Je deviens celle qui prend la parole dans ma classe, accompagné d'une amie parce que "je sais que je vais pas tenir si tu viens pas". Puis je deviens celle qui dit que c'est grave, qu'ils n'ont pas tué n'importe qui. Je deviens celle demande à tout le monde d'en parler, de ne pas céder, de ne pas avoir peur, alors que je suis terrifiée. Dans mon esprit les idées s'entrechoquent et s'embrouillent: mes pensées vont aux victimes, puis à mon père qui admirait Wolinski. Charlie Hebdo aujourd'hui, et après ? Je pense aux victimes, je pense à mes futures libertés. "Ne pas céder, ne pas faire d'amalgames, surtout pas pour ces militants de la haine qui n'attendent que ça. Mais surtout ne pas céder à la peur." Je deviens celle qui émeut aux larmes des jeunes que je croise pourtant tous les jours et que je n'ai jamais vu pleurer. Je deviens celle qui s'effondre devant ces jeunes, parce que pour la première fois de sa vie j'ai peur pour ma liberté. Je deviens complètement et indéniablement Charlie.

Je ne sais pas ce que l'avenir nous offrira. Mais je ne veux pas un monde où ce que j'écris peut devenir dangereux pour les autres et pour moi-même. Je suis Charlie.

vendredi 2 janvier 2015

2014 s'en va, mais 2015 est déjà là !

Bien que n'étant que trop peu présente ici, je tenais à vous partager mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je la démarre (avec un jour de retard, gueule de bois oblige) avec un article pour les bonnes résolutions.

Mais d'abord : .parlons de la fin de l'année. J'ai organisé une fête chez moi, j'ai bu, on a tous bu, c'était vraiment cool. Je pense que j'avais besoin de décompresser et cette soirée tombait à pic. Parfois, il faut relâcher la pression, pas forcément en se bourrant la gueule, mais chacun-e a sa manière de faire. C'est le résultat qui compte. Je pense qu'on a tous dit et fait des conneries qu'on assumera jamais par la suite, mais c'est pas grave. Par contre, je ne vous raconte même pas les bleus à des endroits improbables que je me tape. Je pense très sincèrement qu'on a essayé de me tabasser.

Si je vous raconte toute cette incroyable soirée, c'est pour introduire ma

résolution numéro 1 : ne plus boire jusqu'à ne plus savoir qui on a appelé pour éviter de se retrouver avec une heure de crédit en moins, sans savoir où elle est partie et recevoir des appels le lendemain qui me disent : "mais si tu as appelé ! Tu ne te souviens pas ? D'ailleurs tu m'as raconté [insérer ici un événement gênant]"... 

Résolution numéro 2 : réussir mes études. 2015 est une grande année pour moi : je suis en terminale, je vais passer mon bac et préparer mes études supérieures. J'espère très sincèrement réussir mon concours, mais je me dis tout de même que si je le rate ce ne sera pas une fatalité car j'ai des tas d'autres projets en tête.

Résolution numéro 3 : apprivoiser mes craintes de m'attacher, et dire à mes ami-e-s que je les aime. Il faut savoir que je ne suis pas du tout une personne démonstrative et que j'ai la fâcheuse habitude d'être distante avec les autres. Au point de refuser qu'on me touche, parfois. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas mes ami-e-s, bien au contraire. J'ai juste peur du ridicule.

Résolution numéro 4  : dire "Je t'aime" sans s'en vouloir la seconde d'après, cf au-dessus.

Résolution numéro 5 : apprivoiser toute autre crainte et névrose, car j'en ai un peu trop, malheureusement !

Résolution numéro 6 : tenir ces résolutions parce que les résolutions ne sont pas censées être tenues normalement, si ?

Daya.

Et vous, quelles sont vos résolutions 2014 ?



lundi 22 décembre 2014

Current mood 01 : busy.


Les vacances, période de détente et de repos. Je dois dire que cela dépend pour qui ! Personnellement, j'ai énormément de choses à faire, et je ne sais plus où donner de la tête. Cela ne fait que trois petits jours que les vacances scolaires ont commencé, et j'ai déjà l'impression d'être en retard dans mes priorités. Pour commencer, la préparation de mon concours (dont je dois vous parler, je n'oublie pas !) rame un petit peu : j'en ai assez de ressasser toujours les mêmes choses, et je préfère regarder des séries à outrance. De toute façon, je ne sais même pas si je vais pouvoir valider ma candidature puisque pour me présenter je dois leur envoyer le bulletin du premier trimestre de cette année. Bulletin que je n'ai toujours pas reçu, et les candidatures seront closes le 29 décembre. Comment vous expliquer le stress qui s'empare de moi ? Tous les matins je sors sur le palier relever mon courrier, mais rien n'y fait : je ne reçois rien. 
Au-delà du concours et étant dans ma dernière année au lycée, les profs ont décidé de nous mettre la pression en nous achevant à coups de devoirs et d'examens à préparer. 
De plus, au lycée nous venons de lancer un journal, et je dois écrire trois articles : un sur Woody Allen (dont je vous parlerai certainement étant donné l'amour que je lui porte), sur l'actualité mondiale et une "critique littéraire" sur un livre coup de cœur. Je vous partagerai très certainement une version modifié de ces articles ici, surtout qu'un article "littéraire" est en cours de préparation, mais je ne vous en dis pas plus.
Quoiqu'il en soit, je prends tout de même quelques minutes pour vous écrire un "current mood". J'apprécie pas mal le concept de sortir un petit peu des chroniques de la vie de tous les jours et de vous parler plutôt de moi, de ce qu'il se passe dans ma vie. C'est pourquoi je tenterais de faire un current mood toutes les deux semaines, période ni trop longue ni trop courte pour vous raconter un petit peu ma vie. 

Je vous laisse, je suis occupée.

Daya

lundi 15 décembre 2014

De l'enfer de la lettre de motivation.

Dans notre vie, il y a plusieurs étapes : on apprend à parler et marcher, on entre à l'école, puis le collège... Il y a pourtant une étape qu'on omet souvent : la lettre de motivation.

Personne aisées dans cet exercice : je vous hais, passez votre chemin.

Que ce soit pour postuler pour un job, une école ou pour quoique ce soit d'autre, la lettre de motivation a toujours été un frein à ma vie professionnelle, alors même que cette dernière n'existe pas encore.

Tout a commencé en troisième, il y a trois ans de cela, quand nous devions effectuer un stage chez un professionnel et lui envoyer une lettre de motivation. Tout le monde était très enthousiaste à cette idée et je me lance dans l'exercice. Voyant le regard sceptique de mon gentil prof, j'ai compris que je n'avais aucune chance de voir l'espoir d'être un jour recontactée et j'ai préféré démarcher une société par téléphone, ce qui a tout de suite marché !
De fait, la lettre de motivation est censée refléter votre motivation. Je reste cependant assez dubitative quant à ce principe : certaines personnes sont peut-être plus motivées que d'autres mais ont du mal à l'exprimer par écrit, d'où la nécessité (qui me semble totalement incontournable) d'un dialogue entre celui qui écrit et celui qui lit la lettre. Mais je dis sûrement ça uniquement parce que je suis nulle.

Aujourd'hui encore, ce foutu passage rituel me hante. Je postule pour un grand concours (dont je vous parlerai très certainement si je suis admissible et même si je suis recalée historie de déverser toute ma rage quelque part). Il faut constituer un dossier, comportant bulletins, CV et, je vous laisse durer le suspens, une lettre de motivation. Confiante et naïve, je me suis lancée à bras ouverts dans la lettre : je suis motivée, j'ai envie de réussir et j'ai les capacités pour entrer dans cette école, où pourrait être le problème ? Le problème est que je suis incapable d'allier syntaxe parfaite et motivation. Je peux bien entendu écrire sans rencontrer de difficultés majeures, mais à partir du moment où je commence à vouloir exprimer quelque chose qui ressort de mes propres sensations c'est le foutoir. Toutefois, j'essaye : je me lance donc dans de longues phrases qui me semblent refléter toute l'ampleur qu'a cette école pour moi et me permet de la faire lire à mon entourage, dont mon amoureux. Résultat : "Oui, elle est mignonne ta lettre !" Ah. Sauf que je ne veux pas être mignonne, j'ai envie de sortir du lot, j'ai envie qu'on se dise "Elle, il nous la faut dans notre établissement", je veux qu'on m'adule, qu'on m'admire, pas qu'on me trouve mignonne ! De toute façon Amour n'y comprend rien, il vaut mieux que je l'envoie à mon prof, lui au moins il saura vraiment m'aider !
Si je peux vous donner un conseil qui vaut la peine d'être suivi : Ne fondez jamais d'espoirs sur vos profs, du moins si vous êtes aussi sensible que moi. Il est vrai que les profs sont avant tout là pour nous motiver et nous pousser, mais moi, il faut me prendre avec des pincettes. De toutes petites pincettes. Forcément, quand celui-ci me dit que je n'ai aucune chance avec une lettre pareil, et qu'il remet en cause non seulement la lettre mais mes motivations elles-même... je souffre, craque, et me remet à écrire la lettre jusqu'à des heures beaucoup trop tardives pour mon petit corps qui a besoin de ses 8 heures de sommeil;
Heureusement, après avoir expliqué mes motivations à l'oral calmement, mon prof a eu la gentillesse de me réécrire la lettre avec de jolies phrases toutes bien faites et remplies de chatons qui miaulent.

Je m'emporte.

Voilà donc ma lettre réécrite, développée de mon côté et en attente d'un avis qui j'espère sera favorable. Je vous donne bien évidemment des nouvelles !

Daya.




vendredi 12 décembre 2014

L'écriture et moi.

Le premier article est toujours le plus compliqué. Il définit qui nous sommes, pourquoi sommes nous là. Même lorsqu'un blog est ouvert depuis des années, je vais voir le premier article, non seulement pour voir l'évolution, mais aussi pour voir l'idée de départ. Le premier article c'est quelque chose d'important, au fond. Je ne sais pas vous, mais moi ça me fout presque la pression.
J'ai pensé à plein de phrases philosophiques à mettre, à vous expliquer pourquoi aujourd'hui, pourquoi pas hier et pas demain, puis je me suis rendue compte que ça ne servirait à rien. J'ouvre un énième blog et je ne sais pas pourquoi. 

Je me suis tout de même dit ; "Mince - ici on est polis - Daya ! Il faut quand même que tu saches dans quoi tu t'embarques, que tu ne te retrouves pas au bout d'un moins à fermer ton blog !". 
Il est vrai que les blogs et moi, ça remonte pas mal. J'ai toujours eu envie de partager avec des bloggeurs, de faire partie de ce que je pensais être une espèce d'élite. Pour moi, il n'y avait que des gens cools qui ne voulaient que donner de bons avis et tisser des liens. Au début, je dois avouer que c'était les stats que j'espérais attirer. Quel intérêt y a-t-il à écrire si personne ne vous lis ? Parfois, personne ne venait, parfois j'avais des pics de visite, mais au fond j'ai toujours fini par être déçue et me suis toujours renfermée dans mon coin, à écrire des textes qui me semblaient super littéraires et beaux, mais que dans ma tête.
Finalement, j'ai fini par fermer tous mes blogs, parce que je me sentais trop seule et parfois ridicule, parce que je me sentais nulle. Quand je lisais, et lis, certains textes je me dis que je ne serai jamais capable d'écrire ainsi, que mon lexique est trop restreint, que je ne sais pas faire de jolies tournures de phrases. Je brodais et continue toujours un petit peu à broder autour de thèmes qui me semblait incontournable/ Pourtant, aujourd'hui je tape sans réfléchir. J'écris brut, j'écris ce que ma pensée veut que j'écrive, puis on verra bien le résultat. Qu'importe la forme, c'est le fond qui compte.

Alors, pourquoi ce blog ? Parce que le besoin de m'exprimer se fait ressentir, j'ai besoin d'exposer certains points de vue, de faire découvrir des choses à d'autres personnes. Des personnes qui ne me connaissent pas. J'ai un gros problème avec le débat : j'ai besoin de débattre, j'ai besoin de rencontrer des gens qui sont réellement intéressés et qui ont un combat comme j'en ai moi-même, qui d'ailleurs ne sera pas trop difficile à percevoir, j'en suis certaine.
Je n'en dis pas plus, peut-être que ce blog fermera dans quelques jours, quelques semaines, peut-être lisez vous ça alors même que je n'existe plus, peut-être ce blog a-t-il perduré. On verra.

Daya.