vendredi 12 décembre 2014

L'écriture et moi.

Le premier article est toujours le plus compliqué. Il définit qui nous sommes, pourquoi sommes nous là. Même lorsqu'un blog est ouvert depuis des années, je vais voir le premier article, non seulement pour voir l'évolution, mais aussi pour voir l'idée de départ. Le premier article c'est quelque chose d'important, au fond. Je ne sais pas vous, mais moi ça me fout presque la pression.
J'ai pensé à plein de phrases philosophiques à mettre, à vous expliquer pourquoi aujourd'hui, pourquoi pas hier et pas demain, puis je me suis rendue compte que ça ne servirait à rien. J'ouvre un énième blog et je ne sais pas pourquoi. 

Je me suis tout de même dit ; "Mince - ici on est polis - Daya ! Il faut quand même que tu saches dans quoi tu t'embarques, que tu ne te retrouves pas au bout d'un moins à fermer ton blog !". 
Il est vrai que les blogs et moi, ça remonte pas mal. J'ai toujours eu envie de partager avec des bloggeurs, de faire partie de ce que je pensais être une espèce d'élite. Pour moi, il n'y avait que des gens cools qui ne voulaient que donner de bons avis et tisser des liens. Au début, je dois avouer que c'était les stats que j'espérais attirer. Quel intérêt y a-t-il à écrire si personne ne vous lis ? Parfois, personne ne venait, parfois j'avais des pics de visite, mais au fond j'ai toujours fini par être déçue et me suis toujours renfermée dans mon coin, à écrire des textes qui me semblaient super littéraires et beaux, mais que dans ma tête.
Finalement, j'ai fini par fermer tous mes blogs, parce que je me sentais trop seule et parfois ridicule, parce que je me sentais nulle. Quand je lisais, et lis, certains textes je me dis que je ne serai jamais capable d'écrire ainsi, que mon lexique est trop restreint, que je ne sais pas faire de jolies tournures de phrases. Je brodais et continue toujours un petit peu à broder autour de thèmes qui me semblait incontournable/ Pourtant, aujourd'hui je tape sans réfléchir. J'écris brut, j'écris ce que ma pensée veut que j'écrive, puis on verra bien le résultat. Qu'importe la forme, c'est le fond qui compte.

Alors, pourquoi ce blog ? Parce que le besoin de m'exprimer se fait ressentir, j'ai besoin d'exposer certains points de vue, de faire découvrir des choses à d'autres personnes. Des personnes qui ne me connaissent pas. J'ai un gros problème avec le débat : j'ai besoin de débattre, j'ai besoin de rencontrer des gens qui sont réellement intéressés et qui ont un combat comme j'en ai moi-même, qui d'ailleurs ne sera pas trop difficile à percevoir, j'en suis certaine.
Je n'en dis pas plus, peut-être que ce blog fermera dans quelques jours, quelques semaines, peut-être lisez vous ça alors même que je n'existe plus, peut-être ce blog a-t-il perduré. On verra.

Daya.

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